Expert cybersécurité

CALTEA

RNCP 42345

Niveau 7

Date d'expiration

29/05/2031

Résumé du métier

L’Expert cybersécurité occupe une fonction stratégique au sein des organisations afin de protéger, sécuriser et renforcer la résilience de leurs systèmes d’information face à des menaces numériques de plus en plus sophistiquées. Il intervient à l’interface des enjeux techniques, organisationnels, juridiques et humains, en lien étroit avec la direction générale, les directions métiers, les équipes informatiques et les partenaires externes. Son rôle débute par l’analyse approfondie de l’environnement de l’organisation et de ses risques numériques. Il maîtrise les cadres législatifs, réglementaires et normatifs applicables et les intègre au contexte spécifique de l’organisation, en tenant compte des dimensions géopolitiques, économiques, sociétales et concurrentielles. À partir de méthodologies reconnues d’analyse de risques, il identifie les vulnérabilités techniques, organisationnelles et humaines, évalue les scénarios de menace et définit des priorités de cybersécurité. Cette démarche lui permet d’élaborer une politique de sécurité des systèmes d’information cohérente, proportionnée aux enjeux et intégrant les exigences de responsabilité sociétale, d’accessibilité, de protection des personnes et de transition écologique. Sur le plan opérationnel, l’Expert cybersécurité conçoit et déploie des architectures de sécurisation adaptées aux besoins métiers et aux contraintes de l’organisation. Il sélectionne et met en œuvre des solutions techniques performantes, intègre des mécanismes de chiffrement, sécurise les infrastructures et les environnements applicatifs, et veille à l’intégration de la sécurité tout au long du cycle de développement, notamment via les pratiques DevSecOps. Il pilote les projets de sécurisation en coordonnant les équipes, en assurant le suivi des indicateurs de performance et en garantissant la conformité aux normes de qualité, de sécurité et d’environnement. Il assure également le suivi continu du niveau de sécurité du système d’information. À ce titre, il met en place des dispositifs de supervision, réalise ou supervise des audits techniques et organisationnels, conduit des tests d’intrusion et organise la gestion des vulnérabilités et des correctifs. Sa mission s’inscrit dans une logique d’amélioration continue, appuyée sur une veille technologique, réglementaire et sociétale permanente, intégrant notamment les évolutions liées à l’intelligence artificielle et aux nouveaux usages numériques. L’Expert cybersécurité joue un rôle central dans la préparation et la gestion des crises cyber. Il élabore et maintient les plans de gestion de crise, de continuité et de reprise d’activité, organise des exercices et sensibilise les acteurs concernés. En cas d’incident majeur, il pilote la réponse à la crise, coordonne les investigations techniques et forensiques, supervise la remédiation et orchestre le retour à un fonctionnement sécurisé, tout en capitalisant sur le retour d’expérience pour renforcer durablement la résilience de l’organisation. Par sa capacité à articuler vision stratégique, expertise technique de haut niveau et prise en compte des enjeux humains et sociétaux, l’Expert cybersécurité contribue directement à la protection des actifs numériques, à la continuité des activités et à la confiance des parties prenantes. Le périmètre de cette certification présente une cohérence forte avec les réalités opérationnelles et stratégiques du métier visé. Il couvre de manière continue l’ensemble du cycle de sécurisation des systèmes d’information, depuis l’analyse de l’environnement et des risques numériques jusqu’à la gestion de crise et à l’amélioration continue du niveau de sécurité. Les compétences certifiées articulent de façon équilibrée les dimensions stratégiques (gouvernance cyber, définition des politiques, arbitrage des risques), techniques (architectures sécurisées, chiffrement, DevSecOps, supervision, audits) et organisationnelles (pilotage de projets, coordination des acteurs, conduite du changement). Cette approche globale permet de former des professionnels capables d’intervenir à un niveau d’expertise élevé, en autonomie et en responsabilité, dans des contextes complexes et évolutifs, tout en intégrant les exigences réglementaires, sociétales et environnementales propres aux organisations contemporaines.

Activités visées par le diplôme

Chaque diplôme correspond à un Référentiel d’Activités et de Compétences (REAC). Ce document liste les tâches et compétences attendues pour obtenir le diplôme.

Pourquoi c'est important ?

Avant de vous lancer, comparez les activités que vous avez exercées avec celles demandées pour le diplôme visé. C'est la première étape pour voir si votre projet de parcours de VAE est possible.

Pour comparer les activités avec vos expériences : Consulter les activités de ce diplôme sur le RNCP

Chaque bloc de compétences constitue une partie de votre diplôme qui peut être validée indépendamment des autres et reste acquise à vie.

Identifier les enjeux stratégiques de la cyberdéfense d’une organisation, en s’appuyant sur l’appréhension des normes et procédures internes, des textes législatifs, règlementaires et normatifs, en communiquant avec les parties prenantes et en utilisant le vocabulaire propre à l’organisation, afin d’acquérir une vision d’ensemble des activités de l’organisation.

Évaluer l’environnement dans lequel évolue une organisation, par l’application d’une méthodologie de sélection, de recherche, de collecte et d’analyse d’informations, en identifiant les priorités stratégiques de la cybersécurité/cyberdéfense, afin d’anticiper la stratégie cyber et garantir la protection des intérêts de l’organisation dans son contexte propre.

Mettre en œuvre une méthode d’analyse du risque numérique, en déterminant l’objet d’étude et les parties prenantes (partenaires, filiales, sous-traitants…), en analysant les usages (notamment l’IA) et les procédures métiers et en catégorisant ces vulnérabilités par niveau de gravité (par rapport au cadre normatif et règlementaire applicable, à l’éthique…), afin de déceler les failles et les vulnérabilités de l’organisation.

Déterminer des mesures de sécurité idoines au contexte d’une organisation, en réalisant une cartographie des sources de risque, des menaces numériques, des scénarios d’attaque et par la prise en compte de ses moyens (financiers, humains...), afin de permettre l’adoption d’une politique cyber adaptée à l’organisation et à ses activités.

Formuler la politique de sécurité d’une organisation, à partir du guide PSSI de l’ANSSI, en tenant compte de l’existant et des usages, notamment en matière environnementale, en intégrant une démarche qualité, en définissant les objectifs, les orientations et les responsabilités de chacun et en intégrant un cadre de suivi, afin de garantir l’usage sécurisé et efficace de l’ensemble du SI.

Communiquer régulièrement auprès de l’ensemble des acteurs d’une organisation sur les enjeux cyber, à l’écrit et à l’oral, en français et en anglais, en adoptant un langage et/ou des outils inclusifs adaptés aux éventuelles situations de handicap et à la multiculturalité, par l’organisation d’ateliers, réunions ou actions de sensibilisation afin de les impliquer dans la prévention et la gestion du risque cyber.

Identifier les équipements (logiciels, solutions d’IA, matériels…) présents sur le marché apportant performance, confidentialité, intégrité et/ou disponibilité, grâce à l’étude de leurs qualifications (CSPN de l’ANSSI, EAL, Critères communs), le recueil de leurs vulnérabilités connues et leur capacité à s’intégrer à une solution de supervision et journalisation des évènements ou à automatiser les actions, afin de constituer un catalogue d’éléments de sécurisation adaptés aux capacités, moyens et enjeux de l’organisation.

Rédiger un cahier des charges fonctionnel portant sur un projet de sécurisation du SI, en tenant compte de l’existant, des besoins métiers et des priorités de l’organisation (politique RSE, de responsabilité/hygiène numérique…), en formulant des préconisations de matériels et logiciels conformes à l’état de l’art, à la règlementation et aux normes, afin de traduire les enjeux de l’organisation et des exigences en termes de sécurité, de façon adaptée et pérenne.

Modéliser une base de données des flux d’information et traitements, à l'aide du relevé des échanges d’informations existants ou nécessaires entre les différentes briques (logicielles et matérielles) de sécurisation du SI, afin d’établir la cartographie de l’architecture de sécurisation du SI à mettre en place.

Déterminer les différentes solutions de chiffrements symétriques et asymétriques par l’étude de la cryptologie et l’analyse des forces et faiblesses de chacune des solutions, afin d’opter pour la solution la plus adaptée en fonction des besoins de l’organisation (recherche de confidentialité et/ou d’intégrité et/ou d’authenticité).

Déployer une infrastructure de gestion de clés par la mise en place d’une autorité de certification répondant aux objectifs (niveau de résistance, facilité d’utilisation, intégration aux chiffreurs matériels, exigences environnementales…), afin de permettre la mise en place du chiffrement et de la signature au sein des échanges/outils de l’organisation.

Mettre en place une usine de développement sécurisé par l’utilisation de pipeline d’intégration et de déploiement continus (CI/CD), par l’intégration de tests unitaires/non régression tournés vers la sécurité, par l’exploitation d’une pile logicielle (bibliothèque d’outils éprouvés), afin d’assurer la production d’outils logiciels conformes à la politique de sécurité de l’organisation.

Organiser des tests de sécurité, au travers de simulations d’attaques et de réponses (dépassements mémoire, injections, brute force…), avec et sans recours à l’IA, à l’encontre des infrastructures de développement (usine de développement), d’hébergement en production et des interfaces des solutions du SI pour identifier des faiblesses et vulnérabilités, anticiper les réponses possibles et garantir le maintien au niveau de sécurité attendu de l’organisation.

Déployer des outils méthodologiques dans un cadre de projet de sécurisation d’un SI, grâce à la sélection d’une méthode de gestion de projet (Agile, cycle en V) et à la mobilisation responsable des outils d’organisation, de suivi et d’IA, en prenant en compte les normes applicables (ISO 9001, 14001…), afin de garantir les conditions les plus favorables à son orchestration.

Faciliter la résolution des difficultés pouvant mettre en péril la réussite du projet, en mettant en œuvre un suivi régulier des réalisations des équipes à chaque étape/jalon, via des entretiens individuels, des outils numériques (planification, automatisation, suivi général de type Gantt…) et des grilles d’évaluation, pour assurer le déroulement du projet dans le respect du cahier des charges/du rétroplanning défini et des exigences spécifiques aux profils des acteurs mobilisés (situations de handicap, limites/interdépendances de compétences, risques de RPS...).

Réaliser un audit des SI grâce à la conduite de tests et simulations in situ (intrusions), de l’évaluation du code source et de remontées statistiques cadrés par le référentiel PASSI et les règles d’engagement (entre l’auditeur et l’audité) pour acquérir les données nécessaires à l’évaluation du niveau de sécurisation du SI.

Présenter les conclusions d’un audit des SI par l’analyse des résultats et comportements obtenus (techniques, humains et organisationnels) et leur comparaison avec les référentiels de l’organisation (politique SSI) et le cadre normatif et règlementaire applicable (RSE…), en identifiant des axes d’amélioration réalistes afin de proposer des recommandations contribuant à l’élévation du niveau de sécurité de l’organisation ou permettant d’obtenir son homologation de sécurité.

Intégrer la conduite de changement du SI de l’organisation par l’établissement d’une veille sur les modifications à venir, la conduite d’audit sur les nouveaux outils et processus à mettre en place, pour garantir l’adoption et l’application continue de la politique de sécurisation du SI dans le contexte évolutif de l’organisation (nouveaux usages de l’IA, nouveaux profils de collaborateurs, nouveaux équipements pour les PSH…).

Développer un SOC (Security Operating Center) par la mise en place de la remontée en temps réel des signaux d’états des outils de sécurité (sondes, EDRs, pare feux…) au sein d’une plateforme de supervision/monitoring (SIEM), afin d’assurer le maintien en fonction et la performance de la détection d’alertes de sécurité liées au SI.

Mettre en place un suivi des alarmes de sécurité par la définition de critères d’évaluation (origine, occurrence – fréquence, nature), par l’analyse de comportements suspects au travers de l’IA et par la définition des parties impliquées (départements, victimes), afin d’en déterminer le niveau de gravité et de proposer rapidement un plan d’action et une réponse adaptée à l’incident.

Assurer la mise à jour des outils matériels et logiciels au regard des processus métiers, des profils des utilisateurs (situations de handicap…) et des contraintes de l'organisation (liées à une politique économique, environnementale …), en appliquant les nouvelles versions de logiciels, en renouvelant le parc matériel et logiciel selon les nouvelles technologies et des nouveaux besoins, en actualisant la gestion des contrats fournisseurs et de l'organisation, afin de maintenir le niveau de sécurisation du SI et la protection de son utilisation/de ses utilisateurs.

Établir un suivi actif des vulnérabilités des briques du SI, en surveillant l’obsolescence des produits et les demandes automatiques constructeurs de mise à jour de la version du logiciel en cas de remontée de vulnérabilité, pour maintenir les outils à jour et garantir le niveau de sécurisation du SI.

Réaliser une veille technologique, économique et sociale dans un contexte international en définissant les thèmes critiques, en sélectionnant des sources vérifiées et authentiques, en mettant en place une plateforme centralisée recensant les évolutions en termes d’attaques et de concurrence de l’organisation, afin d’anticiper l’apparition de nouvelles menaces.

Identifier les mutations et innovations technologiques impactant la cybersécurité et la cyberdéfense, en s’appuyant sur l’analyse des signaux faibles (économiques, politiques, sociaux ou techniques) recensés à partir d’une base de données de veille et des outils associés, afin d’orienter la stratégie de sécurisation du SI et participer à la défense des intérêts de l’organisation (avantage concurrentiel, protection de la propriété intellectuelle, protection des données stratégiques/sensibles des clients/des collaborateurs …).

Elaborer un plan d’action de gestion de crise, par la collecte des moyens et services essentiels à son fonctionnement, en respectant le cadre normatif, réglementaire et législatif, par l’analyse de la résilience des services selon différents scénarios afin de permettre aux parties prenantes de l’organisation de définir les ressources allouables à l’établissement d’une cellule de crise selon ses ambitions, moyens et priorités.

Maintenir à jour le plan de gestion de crise, par l’entretien régulier des moyens (matériels et documentations) participant à la résilience de l’organisation, par la sensibilisation continue des acteurs concernés et par la conduite d’exercices à grande échelle, pour garantir la fourniture d’une réponse rapide et adaptée à la protection de l’organisation et de ses collaborateurs, y compris en situation de handicap, de la part de la cellule de crise.

Appliquer un protocole de réponse à une crise par la mobilisation de tous les acteurs et moyens pouvant participer à l’endiguement de l’incident et/ou la protection et la sauvegarde des fonctions sensibles du SI et des données associées, par la mise en place d’un canal de communication régulier, fluide et contrôlé, ainsi que le partage d’éléments d’information adaptés, afin de permettre la sortie progressive de crise.

Procéder à la recherche d’éléments de preuve techniques grâce à une méthodologie d’investigation et d’outils d’analyse forensique (Volatility …), par l’utilisation de la rétro-ingénierie (reverse engineering), l’étude des comportements tracés dans des journaux et la rédaction d’un rapport, afin de déterminer les marqueurs facilitant la détection de l’attaque et son élimination (contre-mesures).

Déployer une stratégie de reprise d’activité à la suite d’un contexte de crise/d’incident, par l’utilisation des mécanismes de restauration des sauvegardes existantes, la remise en service des équipements et l’application des contre-mesures déterminées sur l’ensemble du système d’exploitation, afin de retrouver un niveau de fonctionnement et de sécurité équivalent ou supérieur au niveau pré-crise.

Enrichir les plans de continuité et de reprise d’activité par la consolidation des éléments de preuve et relevés techniques, la mise en perspective de ces éléments avec des référentiels (indicateurs de performance, référentiels et réglementations applicables), l’établissement d’un bilan post crise et la mise à jour ou le renforcement des procédures et des outils du SI, à l’aide des conclusions tirées de l’analyse post crise, pour rendre plus réactives et performantes les réponses à incident futurs.

Prérequis obligatoires

Avant de commencer votre parcours de VAE, il est important de vérifier les prérequis exigés par le certificateur pour le diplôme visé.Ces conditions sont obligatoires. Vous devez justifier de leur détention au moment du passage devant le jury en fin de parcours de VAE.

  • Justifier d'une expérience professionnelle en lien avec les activités visées par la certification.

Types d'épreuves

Soutenance orale du dossier de validation :

Présentiel

À distance

Estimation des frais de certification

Montant à régler au certificateur :

1500

Pour comprendre le rôle du certificateur :

Quelles sont les missions d'un organisme certificateur ?

Lieu de passage du jury

12 parvis colonel Arnaud Beltrame, 78000 Versailles

Vous trouverez ci-dessous l'ensemble des ressources qui vous seront utiles tout du long de votre parcours. Elles sont mises à disposition par le certificateur.

Documents essentiels

L’étape centrale de tout parcours VAE est la rédaction d’un dossier de validation. C’est un document rédigé par le candidat. Il permet au jury de VAE d’identifier les connaissances et compétences acquises, en lien avec celles exigées par les référentiels du diplôme visé.

Référentiels d’activités

Informations complémentaires

Service VAE

0188883290 vae@ecole-hexagone.com


Ressources utiles

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